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Tu-rare
Il s'invente au passage des choses, souvenir des irrédences, traversées de lignes, ni chaudes, ni froides dont il ne sait que dire, sinon qu'elles griffent paresseusement, restituent l'angoisse et tout à la fois l'espoir des devenir, vivant, longtemps ici. Il n'entend que le gémissement des machines à dérêver le monde. Il se souvient du lourd moment des oscillations au balancier implacable et le cri des rayons qui brûlent silencieusement tout l'intérieur d'un corps rêvé différent.
De biais, il avance malgré le sol gelé, les infractuosités, le temps dégingandé. Le sentiment de progression demeure sans faiblir au-delà des évidences, des versements catastrophiques. Il abomine l'idée du désespoir et tient par force au geste d'exister.
Les poupées de temps assoiffées tourbillonnent dans son ventre. Les tempes descendent plus bas vers les tripes d'or et se tournent les pouces avant la torture intérieure du cheminement des viscères qui lacèrent. La tête n'y est plus hachée s'attend à tout surtout à être déprise ne maîtrise rien cela se passe ailleurs. |